HISTORIQUE

L’EHPAD d’Argonne est le résultat de la fusion, au 1er janvier 2016 réunissant l’EHPAD Saint Baldéric de Montfaucon d’Argonne et l’EHPAD de Varennes en Argonne.

Voici un historique des 2 sites de l’établissement :

- Site Saint Baldéric de Montfaucon d’Argonne :

Un hospice fut créé à Montfaucon d’Argonne  au XVI siècle dans l’ancien village partiellement détruit. En effet, lors de la première Guerre Mondiale, le bourg de Montfaucon d’Argonne situé sur la colline est totalement détruit. Le nouveau village est reconstruit au pied de la butte après la Grande guerre et un hospice est édifié au centre du village face à la mairie. Celui-ci a été construit grâce à un don de l’état de l’Ohio (USA) en 1930, en souvenir du sacrifice des hommes de la 37ème division pendant la première Guerre Mondiale. Il était dirigé par quatre soeurs de Saint Charles de Nancy et une vingtaine de pensionnaires y étaient hébergés. L’établissement a connu un sinistre grave, puisque le 12 janvier 1987 un pensionnaire s’était endormi avec sa cigarette et un incendie s’est déclaré. Des dégâts importants sur le bâtiment ont nécessité le déménagement des personnes âgées au Centre Social d’Argonne des Islettes et à la Maison de Retraite de Varennes en Argonne jusqu’au 19 février 1987 pour réaliser des travaux.

En 1990 cet hospice devenu Maison de Retraite, voit ses locaux s’agrandir d’un nouveau bâtiment. En 1997, la maison de retraite voit la création de l’association « Les Amis de Saint Baldéric » ; Association loi de 1901 qui permet d’organiser des manifestations en lien avec l’animation proposée par la Maison de Retraite.

La signature de la première Convention Tripartite (Conseil Général, la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, Établissement) le 27 octobre 2004 a permis à la maison de retraite de devenir un E.H.P.A.D. (Établissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) et d’obtenir l’attribution d’un lit d’hébergement temporaire et d’un lit d’accueil de jour. Le 1er février 2005 est signé une convention de direction commune avec l’E.H.P.A.D de Varennes en Argonne. Son objectif est de mutualiser et optimiser les moyens. La signature de la Convention Tripartite a permis d’envisager la création d’une équipe infirmière alors que jusqu’en 2012 et depuis 1976 une infirmière libérale puis deux intervenaient sous forme de vacation hebdomadaire. Le développement des pathologies, avec des résidents poly pathologiques, et leur prise en charge a entraîné la nécessaire professionnalisation de l’équipe soignante avec l’attribution de temps Infirmier(e) Diplômé(e)s d’État, Aide-Soignant(e), Assistant(e) de Soin en Gérontologie, cadre de santé et psychologue.

Le taux d’occupation est élevé et proche de 100 % et les mouvements de résidents assez peu fréquents. Les personnes âgées entrantes proviennent principalement du canton de Montfaucon d’Argonne et peuvent être orientées par le Centre Hospitalier de Verdun ou d’autres hôpitaux.

 

- Site de Varennes en Argonne :

Même s’il est difficile de retrouver les fondateurs et la date d’institution de la Maison-Dieu la présence de cette institution au niveau du bourg, sur l’emplacement même qu’il occupe encore aujourd’hui, est notée depuis le XIIe siècle.

En 1334 les malades hospitalisés à la Maison-Dieu allaient, pour les plus valides, mendier leur pitance au-dehors. D’autres dons et legs pourvoyaient à leurs besoins. La Maison-Dieu, mal entretenue, spoliée de ses revenus, passant de main en main, subissant les guerres, devient (au milieu du XVIe siècle) un abri pour les vagabonds et tombe en ruines. Cette décadence se poursuit jusqu’en 1763.

A plusieurs reprises l’hôpital fut presque détruit, en particulier lors de l’assaut du 22 septembre 1914 donné par les Allemands. Mais la ville décide de reconstruire l’hôpital en

1921.

En 1949 la Maison de retraite possède des écuries et des dépendances diverses qui hébergent trois vaches, un âne, des cochons, des poules, des lapins,… 1965 voit l’extension et la rénovation de la Maison de Retraite avec la création de chambres particulières (en lieu et place de dortoirs) pour la majorité des 80 pensionnaires.

L’hospice est devenu une Maison de Retraite le 1er septembre 1959 puis un EHPAD lors de

la première Convention Tripartite en 2003 (DDASS, Département et l’établissement)

1974 voit le départ des soeurs de Saint Charles. Dans les années 1970-1980 le conseil d’administration de la Maison de retraite prend la décision de louer à des professionnels

de santé une partie des locaux ; médecin, masseur-kinésithérapeute, pédicure, psychiatre… sont installés dans le Centre Médico-Social jusqu’à l’ouverture de la maison médicale en 2007.

En 2009 afin de proposer un hébergement de qualité aux Personnes Agées souffrant de démence un nouveau bâtiment est construit ; il s’agit d’une Unité Alzheimer, labellisée et sécurisée de 13 places. La signature de la deuxième Convention Tripartite a aussi permis d’obtenir 3 places d’hébergement temporaire et une place d’accueil de jour.

 

Date de dernière mise à jour : 08/04/2016